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 la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe

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MessageSujet: la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe   la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Icon_minitimeLun 7 Oct - 23:18

la recherche de l'énergie libre
allégorie du mythe de Sisyphe

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Sisyph10
Sisyphe dans la mythologie grecque est condamné à pousser éternellement un rocher jusqu'en haut d'une montagne d'où il dégringole encore et toujours.
De la même manière, la quête du développement d'énergie libre est pour ceux qui s'y consacrent un labeur ingrat qui mêle espoirs et déceptions répétées.
Une quête dont le Graal semble parfois inatteignable au vu de tout ce qui a été fait et de l'absence de résultats conséquents.
Bien sûr on peut penser que de véritables découvertes ont été perdues voire peut-être même volontairement détruites. Les noms des personnes qui ont affirmé dans l'histoire avoir réalisé des dispositifs sur-unitaires d'énergie libre s'entassent. Mais les preuves vérifiées scientifiquement et incontestables du fonctionnement d'un générateur à énergie libre manquent.
Quels qu'en soient les raisons, les faits sont là. Il n'y a pas dans notre société, la connaissance publique d'un tel dispositif. Notre système énergétique est toujours basée sur l'utilisation des ressources du pétrole, gaz, énergies fossiles et renouvelables traditionnelles faute de mieux.

L'énergie libre est dans sa définition dite libre parce que gratuite, perpétuelle, indépendante des ressources naturelles et des lobbies pour être produite. D'une certaine manière de micro centrales d'énergie solaire, éolienne ou hydraulique pourraient correspondre à cette définition si on ne devait pas considérer le soleil le vent et l'eau comme des ressources. Mais il y a également pour certains l'idée théorique que cette énergie ne serait pas la conversion d'une énergie extérieure déjà existante sous une forme utilisable d'énergie, simplement intégrée et convertie par le système en énergie électrique. Au contraire, elle émergerait à partir du système qui serait alors sur-unitaire, fournissant bien plus d'énergie que nécessaire pour s'auto-entretenir et permettant d'y puiser une énergie utilisable et abondante.

Il s'agirait dans ce cas de la recherche d'un système surunitaire ne tirant pas son excédent d'énergie d'une énergie préexistante dans l'environnement du système et déjà utilisable.


On peut trouver de nombreux systèmes divers prétendument destinés soit à multiplier l'énergie, soit à en faire émerger à partir du vide quantique ou d'un éventuel autre phénomène.
Ce sont deux principes différents qu'il faut distinguer pour ne pas se perdre.

Car l'un, la multiplication de l'énergie, est juste un non sens, tandis que l'autre est théorisé.
Multiplier l'énergie sans rien est un concept frauduleux. Cela équivaut à brancher une rallonge électrique sur elle-même en espérant que de l'énergie va jaillir et se multiplier sans raison.

L'énergie ne peut être multipliée, elle doit venir de quelque part et ceci est le principal écueil pour les amateurs qui s'y intéressent. La plupart ne se demandent pas d'où ils tireraient l'énergie supplémentaire. Ils réfléchissent à comment contourner, annuler, contrer, la phase consommatrice d'énergie ou "négative" pour aller au delà du simple phénomène transitoire de retour à un équilibre et relancer en cycles ce même phénomène transitoire qui les intéresse. Sauf qu'un tel phénomène ne peut être en soi producteur d'énergie en circuit fermé, seulement un intermédiaire. Cela ils ne s'en rendent pas compte, ils ne voient pas que cette phase négative et consommatrice entre chaque cycle fait partie intégrante du système particulier sur lequel ils se basent et que son autre phase, positive, motrice, ne peut exister seule sans son antagoniste. C'est une loi de la nature.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Engren14

Ainsi à vouloir supprimer les effets de l'une des phases, on supprime en fait tout potentiel et on obtient un système semblable à un engrenage auquel on aurait retiré les dents de ces engrenages qui seraient alors lisses et sans contact, incapables de s'entraîner les uns les autres. Non seulement en faisant cela on s'est leurré car on a rien changé à l'absence de source d'énergie, on a toujours pas de force motrice utilisable, mais en plus on a rendu inopérant cet "engrenage" qui ne peut plus rien entraîner, on a annulé le phénomène transitoire en établissant un équilibre stable immobile. On retrouve cet écueil général dans énormément de systèmes sous des formes très variées.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Balanc10

C'est en général le cas sur les systèmes à aimants permanents. On croit qu'il suffit d'annuler la répulsion, ou l'attraction, alors qu'il s'agit de l'une des deux polarités du même phénomène et qu'aucune des polarités ne peut exister sans l'autre, ce qui abouti à ce qu'il n'y ai plus ni attraction ni répulsion.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Champs11

Et se retrouver à utiliser des aimants qui ne jouent plus aucun rôle, quel est l'intérêt ? De même, modifier le système pour décaler les points d'équilibres ou de déséquilibres (en faisant varier les positions, orientations, ou en utilisant du mumétal) n'a aucune influence sur la génération d'une hypothétique énergie sur-unitaire qui viendrait de nulle part.

On peut à loisir complexifier à l'infini l'application et la matérialisation d'un principe simple, et malheureusement finir par se leurrer dans la compréhension du fonctionnement et des phénomènes contre-intuitifs impliqués en pensant qu'on va récupérer sur une phase de l'énergie et multiplier ainsi l'énergie dans le système alors qu'il s'agit toujours de la même et que la récupérer d'un coté c'est devoir la restituer de l'autre coté.

Il ne faut donc pas se perdre en pensant que juste tâtonner en jouant à complexifier un système fera magiquement émerger une énergie supplémentaire alors qu'en réalité le système fera toujours circuler en rond la même énergie de départ avec au mieux des pertes entropiques faibles.

Une autre erreur récurrente chez les amateurs est de confondre force et énergie, confondre une puissance exprimable en watts avec l'énergie exprimable en joules.
Ainsi beaucoup de systèmes qui ont par principe failli à multiplier l'énergie ne sont en réalité rien de plus que des systèmes reposant sur l'effet de levier, qui agit uniquement sur la puissance. Que ce soit par un effet mécanique ou autre.

Un homme ne peut soulever avec toute sa force une voiture car sa force est inférieure à celle qu'exerce l'attraction terrestre sur l'ensemble de la masse de la voiture. Si il utilise un cric dont le principe de fonctionnement est semblable à celui du levier, l'homme peut par sa force démultipliée via l'instrument soulever sans difficulté une voiture.

C'est le cric (et les autres points d'appuis au sol de la voiture) qui supporte le poids de la voiture lorsque l'homme ne le manœuvre pas en y investissant sa force pour soulever davantage la voiture.
Cependant c'est bien la force de l'homme qui relève la voiture lorsqu'il l'actionne.
La contrepartie du fait qu'il faut une force moindre pour soulever la voiture c'est qu'il faut multiplier d'autant les mouvements que la force est multipliée. Par exemple Au lieu de déplacer un poids sur un centimètre on va par l'effet de levier, mettre en œuvre par notre main l'équivalent d'un dixième de ce poids sur un mouvement de 10 centimètres.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Effet_11

La force générée sur l'extrémité opposée d'un levier dépasse alors celle du poids mais nécessite un mouvement en entrée proportionnellement plus important que ce qu'il va déplacer de l'autre coté, ce qui au final abouti à la même quantité d'énergie.

En réalité l'énergie investie pour soulever la voiture est la même que ce qu'il faudrait pour le faire d'un seul coup sans le cric, sauf qu'avec le cric elle est fractionnée et répartie sur l'ensemble des laps de temps où le cric est actionné. L'énergie investie ou utilisable reste ainsi la même avec ou sans effet de levier, elle n'est pas multipliée. Et il ne peut évidemment pas y avoir plus d'énergie à une extrémité d'un levier que ce qui y est investi à l'autre car finalement un levier n'est à la base qu'un simple bâton avec un point d'appui.

L'effet de levier ne fait donc pas de miracle, l'énergie pour soulever un même poids est toujours la même, mais on peut diminuer le facteur force si on augmente proportionnellement le facteur temps. Rappelons-nous que l'énergie est le travail d'une force sur une durée.


Un aimant ne produit pas davantage d'énergie par lui-même car son champs électromagnétique est statique et ne provoque donc aucun changement de potentiel en étant immobile. La force ne doit pas être confondue avec l'énergie et de la même manière la force magnétique d'un aimant ne doit pas être confondue avec l'énergie électromagnétique ou mécanique qui est à investir dans le système pour respectivement interagir avec le champs électromagnétique statique de l'aimant ou induire un déplacement de l'aimant et de son champs électromagnétique induit, donc un changement de potentiel.

Certains imaginent les aimants comme des baguettes magiques qui feraient sortir de l'énergie à leurs extrémités.
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L'aimant en lui-même n'est pas source d'énergie. Il ne fait que restituer l'énergie qu'on a investi pour le mettre en déséquilibre, en revenant à son équilibre. Si le système fonctionne avec des aimants en mouvement, toute énergie de potentiel électromagnétique ponctionnée au système pour être utilisée est autant d'énergie mécanique soutirée au mouvement.

Tous les circuits magnétiques linéaires peuvent donner l'illusion que de l'énergie émerge du système alors qu'il ne s'agit que d'un retour à un équilibre et qu'une fois atteint cet équilibre il faut réinvestir l'énergie de départ pour relancer le même mouvement dans son état initial, comme pour un ressort. C'est en fait le même principe que celui des vieilles horloges à pendule fonctionnant avec un poids qu'il faut régulièrement remonter, ou bien un ressort qu'il faut compresser de nouveau en tournant une clé quand il est détendu. Ce n'est qu'une forme de stockage d'énergie, non une production d'énergie.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Aimant10

Boucler un circuit linéaire en espérant un mouvement perpétuel est ainsi un non-sens. En effet, l'état initial, le potentiel au départ du circuit, n'est pas l'état final ou le potentiel en fin du circuit et c'est précisément cette différence de potentiel qui permet le mouvement. Boucler un tel circuit signifie revenir de l'état final à l'état initial. Ayant fait un tour complet, on sera revenu à l'exact même potentiel, ce qui signifie qu'il n'y aurait dans le bilan aucune différence de potentiel, donc pas de mouvement. C'est une logique implacable très utile pour se dépêtrer de tous les canulars qui pullulent.
Ci-dessous, dans la partie haute de l'image, un exemple de piste magnétique en V et en dessous sa transposition bouclée censée (vainement) mettre en mouvement perpétuel la roue grâce au barreau aimanté fixe :

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Piste_10
la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe V_gate10

Le potentiel n'étant pas équivalent sur tout le circuit, il varie localement, il y a alors certes une partie qui donne une accélération, mais pour revenir au même potentiel et boucler entièrement le tour il y a incontournablement une autre partie qui donne une décélération de même ampleur et qui l'annule. Le mouvement temporaire naturel généré par la différence locale de potentiel amène le système jusqu'à une position d'équilibre depuis laquelle il en coûte de l'énergie de l'en faire sortir. Puisque le circuit bouclé repasse nécessairement par le même potentiel quelque soit la complexité du système (sinon ce n'est pas un circuit bouclé ni davantage un mouvement durable), alors il ne peut y avoir de mouvement généré de manière autonome par ce moyen. Chercher à annuler au moins une partie de la décélération revient à investir de l'extérieur l'énergie qui mettrait en mouvement. Ce type de système ne génère donc aucune énergie par lui-même. Ceux qui croient l'inverse se méprennent sur ce qu'est le magnétisme statique des aimants permanents, y voyant une source d'énergie qu'elle n'est pas, et sont aveugles à cette considération de nécessité de différence de potentiels.

Ce n'est pas comme un torrent d'eau qui entraîne une turbine indéfiniment en transmettant son énergie cinétique ou son énergie potentielle de pesanteur pour une roue à aube, avant d'être évacuée avec une énergie moindre. Là on n'espère pas capter l'énergie cinétique venant de l'extérieur tel une turbine ou une éolienne, on espère justement dans la théorie de l'énergie libre ne pas dépendre d'une source d'énergie extérieure. Mais si un aimant est immobile son champs magnétique induit est lui aussi statique. Le champs magnétique est simplement déformé autour et cette déformation ne bouge pas si l'aimant ne bouge pas. Autrement dit le mouvement du champs magnétique d'un aimant peut seulement être obtenu en déplaçant l'aimant.

Illustration de la limaille de fer qui lorsqu'on met un aimant, s'aligne selon les lignes du champs magnétique puis reste figée car le champs magnétique est statique. Cela montre que le champs magnétique d'un aimant ne met rien en mouvement du fait du magnétisme. Le magnétisme n'est qu'un intermédiaire.
la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Champs10

Le "moteur" Perendev est une forme simple de cette méprise qui croit qu'un champs magnétique est comme un flux de matière qui entraine tout dans la même direction, alors que si on veut rapprocher un aimant d'un autre dans la zone où ils se repoussent, cela nécessite de l'y contraindre, tout comme un ressort. Car aucun aimant ne se rapproche de lui-même pour se mettre dans une situation de répulsion, ni ne s'éloigne d'une situation d'attraction. Il n'y a d'énergie libérée que celle que l'on met en oeuvre et rien de plus.

En quoi consiste le "moteur" Perendev ?
Il s'agit d'une roue constitué d'aimants placés en biais inscrit dans un stator d'un cercle d'aimants eux aussi placés en biais et faisant face à ceux du rotor.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Moteur12

Ces aimants ne vont rien mettre en mouvement car sur une cercle chaque point est à la même distance du centre et à la même distance d'un point sur un autre cercle partageant le même centre.
Si l'aimant du rotor qui fait face à un aimant du stator laisse sa place à son voisin, la distance reste toujours la même, il y a toujours la même "pression" magnétique, donc aucun différentiel, donc aucun mouvement. Il n'y a en fait qu'un mouvement très court très restreint en amplitude, lié au différentiel très local avec la "pression" plus faible située seulement entre deux aimants voisins, position dans laquelle le rotor s'arrêtera donc toujours. Mais ceci étant à tort interprété comme un mauvais réglage freinant le mouvement, il est généralement annulé par la mise en place d'un nombre différent d'aimants entre le rotor et le stator, impliquant un déphasage progressif équilibré. Un équilibre parfait qui comme nous l'avons vu dans l'image de l'engrenage sans dent, n'a strictement plus aucun différentiel de potentiel et ne donne même plus le moindre mouvement temporaire de retour à un équilibre stable, puisqu'il y est déjà. On a alors réalisé l'équivalent inutile d'une simple toupie à actionner soi-même et qui ne tournera qu'un petit instant avec son inertie.

Bien sûr vous trouverez sur internet des vidéos de moteur Perendev tournant comme un vrai moteur... parce qu'ils sont truqués pour être réellement des moteurs avec une alimentation et des électroaimants.


Le champs magnétique d'un aimant est statique. Le mettre en mouvement nécessite d'y investir l'énergie qui sera transformée en mouvement, c'est le principe du moteur alors que le but est à l'inverse de tirer de l'énergie d'un mouvement, c'est le principe du générateur, sauf qu'il faut que ce mouvement vienne de quelque part...

Dans les exemples de ces systèmes qui prétendent multiplier l'énergie faute de la générer mais en réalité ne font que faire tourner celle apportée de l'extérieur, on peut citer celui de Léon Raoul Hatem.
Il s'agit d'un moteur branché sur le secteur, qui fait tourner une roue comportant une série d'aimants. Ceux-ci entraînent une autre roue aimantée, qui elle-même entraîne en série d'autres roues aimantées identiques. La première roue est donc motrice et toutes les suivantes entraînent chacune un générateur.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Dsc06310

Évidemment, l'expérimentation fait apparaître qu'en réalité le cumul de l'énergie produite par les générateurs est toujours inférieure à celle de l'unique moteur, alors qu'il était attendu par Léon Raoul Hatem qu'un nombre quasiment infini de roues et donc de générateurs pouvait être entraîné, permettant ainsi de multiplier quasiment à l'infini l'énergie investie à l'entrée du système. Il supposait que chaque générateur délivrerait une quantité d'énergie déterminée, alors qu'ils peuvent tourner en fournissant une énergie électrique moindre. Les générateurs ne font que convertir l'énergie mécanique et le fait de multiplier les générateurs ne fait que diviser la quantité énergie investie à l'entrée du système, donc la répartir inutilement de manière amoindrie sur les différents générateurs.

C'est logique : d'où viendrait l'énergie supplémentaire si il y en avait eu ? par quel mystérieux phénomène de simples aimants en auraient-ils généré ?
En fait, Léon Raoul Hatem espérait à tort que l'engrenage magnétique que ce système constitue, produirait lui-même de l'énergie.
Il a imaginé que lorsqu'un aimant tourne devant un autre, si on laisse le second libre d'être entraîné par le premier, alors ce dernier ne "freinerait" plus le mouvement du premier, et qu'avec une masse inertielle suffisante, ils pourraient aller au delà du freinage engendré par l'attraction dans la phase d'éloignement des pôles et ainsi tourner perpétuellement. Mais ceci n'équivaut qu'à réaliser un engrenage avec seulement de l'inertie et pas de source d'énergie.

Sa véritable erreur a été de croire, comme pour l'effet de levier, qu'une variation du facteur vitesse ou temps permettrait de multiplier l'énergie dans le système. Il a pensé que parce qu'au moment où les pôles sont le plus attirés et les plus proches, leur vitesse de mouvement de rotation est maximale, alors leur effet négatif de freinage sur le mouvement en s'éloignant, se ferait sur une durée plus courte avec un effet moindre et qu'ainsi les phases d'approche des aimants serait prépondérantes sur les phases de séparation. Il a imaginé que deux aimants en rotation libre s'auto-accéléreraient en quelque-sorte magiquement, multipliant l'énergie depuis rien. Ce qui est un non-sens que chaque personne possédant deux aimants peut vérifier expérimentalement.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Hatem_10

ça ne l'a pas empêché d'appeler ce phénomène magique imaginaire la dé-gravitation ou le dé-freinage. Pourtant l'énergie contre laquelle doit faire face le système pour aller au delà du point de plus forte proximité et attraction entre aimants est encore une fois toujours la même que celle qui a mis en mouvement le système jusqu'à ce point d'équilibre stable. Les roues aimantées sont ici aussi toujours à même distance entre elles, ce qui implique qu'il n'y a pas de différentiel puisque les aimants qui viennent se positionner face à face sont toujours à même distance. En faisant tourner artificiellement le système on ne récolte donc aucune énergie supplémentaire à celle qui a été investie, il n'y a aucun mouvement induit. L'absence de surunité a été constaté sur sa propre machine par des adeptes de l'énergie libre au départ très enthousiastes (membres de feu le site conspirovniscience.com) qui s'étaient rendu chez lui pour faire les mesures.

Leur déception a été grande de se rendre compte que non seulement la machine dont il affirme dans les vidéos et à qui veut l'entendre qu'elle serait surunitaire ne l'était pas du tout, mais qu'il n'y avait en outre strictement rien pour appuyer sa théorie purement spéculative et en fait fumeuse de dé-gravitation, que tout n'était que du vent.

Parmi les réactions postées entre le 10 et le 15 septembre 2007 on pouvait lire:

- quartz : "la configuration actuelle de Mr Hatem n'est pas fonctionnelle."

- thx4 : "c'est dur à accepter mais ce que nous avons vu ne marche pas !!!"

- sourceverte59 : "le plus important c est l'auto accélération dont parle Hatem et ça
sur aucunes de ses maquettes il n'a pu le mettre en evidence"


- thx4 : "Je partage assez bien votre point de vue, perso j'ai beaucoup de mal à digérer la pilule
Pour l'instant personne n'a démontré quoi que ce soit concernant la théorie LRH (pas même l'auteur)
On peut être fan du bonhomme mais quand même!
Nous avons vu différente maquette (aucune opérationnelle)"


- Gegyx : "Pour moi, à l’évidence, c’est un engrenage magnétique."

- lifter : "D'un côté, on a quelqu'un Mr Hatem qui est convaincu de sa théorie, mais qui ne correspond à rien de tangible, mais il fait un business avec ses livres (pour moi çà reste une escroquerie, car y a pas de preuve matérielle PURE !!!)"

Dans l'une des vidéos diffusée sur internet, il allume des projecteurs avec sa machine, mais à aucun moment l'énergie consommée excède celle alimentant son système. D'ailleurs si sa théorie était vraie, il n'aurait pas eu besoin d'une alimentation électrique puisqu'il est censé y avoir auto-accélération.

Une vidéo de l'ancienne version de sa machine en 2007

https://www.youtube.com/watch?v=o-9IxjZBfI4
lien de secours :
https://www.youtube.com/watch?v=FcUGCjq4qQs

(lorsqu'il dit qu'il faut que ça tourne à 3000 tours par minute, ça n'a rien à voir avec une nécessité pour l'apparition de son phénomène de soi-disant dé-gravitation, c'est uniquement parce que c'est la vitesse à laquelle doivent tourner ses générateurs pour générer leur puissance nominale (bien entendu en réalité leur production réelle dans ce système est moindre que ce qu'ils peuvent produire au maximum).

Ce type de petit projecteur halogène consomme généralement d'une centaine à quelques centaines de Watts (les projecteurs de très forte puissance comme 1000 Watts ont deux vis pour les maintenir fermés, ceux-là en ont une seule). Ils n'ont donc évidemment pas la capacité de consommer chacun 2200 Watts, et tous les 4 ensemble ils sont certainement encore loin de consommer les 2200 Watts amenés par le réseau électrique. Ainsi lorsque monsieur Hatem affirme que chacun de ses générateurs produit 2 kiloWatts, il n'a en fait jamais fait cette mesure. Ce n'est que pure spéculation simplement basée sur les caractéristiques techniques de ce que ses alternateurs peuvent produire si ils sont entrainés à la bonne vitesse avec la puissance correspondante, mais ce n'est pas le cas ici puisqu'en fonction de l'ampoule halogène, une centaine de Watts peuvent suffire pour allumer ce genre de projecteur. Cette expérimentation est donc inutile à prouver quoi que ce soit. Cependant il y a un fait intéressant à relever lorsque le système décroche et que monsieur Hatem doit le couper.

Avant toute chose, cette séquence est un montage de plusieurs prises dont l'une avec l'un des projecteurs débranché, sans doute pour permettre de filmer sans gêne lumineuse la mise en route des roues magnétiques. On ne voit hélas pas du coup l'allumage progressif des projecteurs. En revanche, on voit lorsqu'ils s'éteignent avec les 4 projecteurs branchés cette fois.

La luminosité des projecteur décroit progressivement, sa machine étant encore en fonctionnement mais n'arrivant plus à faire tourner tous les disques à la vitesse de celui du moteur (alors que visiblement il a encore les doigts sur le variateur qu'il vient d'amener en position maximale). On observe alors que les 4 projecteurs n'ont pas la même intensité lumineuse. Ils sont chacun à une luminosité différente qui indiquent que d'un disque à un autre il y a moins de puissance. On pourrait objecter que ceci est le fait du décrochage magnétique mais cela est aussi visible avant que cela n'arrive car les deux projecteurs du bas sont plus lumineux et éblouissent.
la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe 4projo10

Si dès lors qu'on tire presque toute l'énergie disponible sur l'une des roues aimanté on ne peut tirer que le peu qui reste sur les autres et que sa machine décroche, c'est bien que monsieur Hatem raconte n'importe quoi lorsqu'il présente sa machine comme produisant 2200 Watts pour chaque générateur. L'inverse de toute façon aurait été fou. Car cela aurait signifié que le prétendu phénomène de dé-gravitation aurait généré 2200 Watts de force motrice entre chaque roue qui aurait alors auto-entretenu le phénomène avec cette grande puissance sans avoir besoin du moteur. Le décrochage magnétique prouve que c'est clairement faux et frauduleux, et ce qu'il dit est dénué de logique cohérente. Même avec le moteur alimenté à fond, les projecteurs ne sont visiblement pas à pleine puissance, alors qu'on sait que ce type de projecteur ne consomme au plus que quelques centaines de Watts chacun.

C'est beaucoup plus visible sur cette vidéo-ci (avec 4 alternateurs et 12 projecteurs) où l'énergie consommée par les 4 projecteurs à peu près allumés manque considérablement pour allumer de manière équivalente les autres :
https://youtu.be/dmdUKHmW4tY?t=654
la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Preuve10

Une autre vidéo plus récente a été postée, montrant une adaptation du modèle pour diminuer les décrochements.
Le moteur est positionné non plus en bout de chaîne, mais au milieu de deux alternateurs, et il y a ajout d'une roue aimanté intermédiaire sans alternateur, censée rajouter de l'énergie par dé-gravitation).
Démonstration du modèle à partir de la 21ème minute :

https://www.youtube.com/watch?v=3GPPlDkDk54

Chose étonnante, plus il allume de projecteurs, et moins la pièce semble éclairée. En effet, en regardant la partie droite de l'image on a l'impression que la pièce est plus obscure lorsque tous les projecteurs sont allumés. En fait, la lumière des projecteurs ne semble pas s'additionner :
Une animation accélérée de l'allumage des projecteurs pour constater l'effet sur l'éclairage de la pièce :

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Obscur10

Et pourquoi la lumière de la pièce semble davantage jaune-rougeoyante avec tous les projecteurs allumés alors qu'un éclairage halogène fait généralement un blanc chaud éclatant ?

Quand on regarde précisément les projecteurs, il n'y a rien de très flagrant, néanmoins en regardant bien, on remarque que plus les projecteurs sont nombreux à être allumés et moins la lumière de chacun d'entre eux apparaît forte. Cela se voit le mieux sur celui d'en haut, le deuxième en partant de la gauche. Le tube halogène commence à devenir partiellement visible avec la diminution de l'éblouissement :

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Baisse10

Tout cela pourrait s'expliquer par le réglage automatique de la caméra qui compenserait une augmentation de luminosité, mais dans ce cas pourquoi cela n'est pas le cas lorsqu'il ne fait qu'augmenter la puissance transmise au système avec son variateur ?
Car à ce moment on voit bien la luminosité de la pièce augmenter, tandis que c'est l'inverse quand il met les autres projecteurs en fonction.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Variat10

Si la puissance est seulement répartie entre les alternateurs sans aucune création d'énergie, des 2200 Watts de départ on peut estimer qu'il y en ait 1600 transmis aux projecteurs (en comptant les pertes des roues magnétiques) les 11 projecteurs allumés auraient alors 145 Watts chacun, ce qui est suffisant pour qu'ils s'allument et semble pouvoir correspondre.

Lorsqu'on voit ce que donne la petite ampoule dans cette même pièce, ampoule qui fait certainement 60-80 Watts (et sachant qu'une lampe halogène a un rendement lumineux de 30% supérieur à une ampoule à incandescence classique), on a pas l'impression que chaque projecteur fasse dix fois plus de lumière (lorsque les 11 consomment ensemble l'énergie). Car si monsieur Hatem disait vrai, ses projecteurs devraient tous ensemble faire presque 8800 Watts, soit 110 fois la puissance lumineuse de cette ampoule. Imaginez 110 ampoules comme celle là éclairant la pièce. Est-ce l'impression que cela donne ? Seulement une vingtaine de fois la puissance de cette ampoule en revanche, totalisant 1600 Watts, me semble plus réaliste, sachant que l'ampoule éclaire dans toutes les directions alors que les projecteurs projettent eux toute leur lumière dans une direction.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Ampoul10

A ce propos, au début avant qu'il augmente la puissance on remarque ici aussi que les projecteurs n'ont pas tous la même puissance lumineuse (parmi les 3 activés, le deuxième en haut en partant de la gauche est visiblement alimenté avec beaucoup moins d'énergie, il n'est quasiment pas allumé). L'énergie prélevée par les alternateurs est donc autant d'énergie en moins disponible pour les autres alternateurs, en particulier ceux en bout de chaîne. Ceci confirme bien ce qui était déjà visible sur la première machine. Monsieur Hatem croyant faire la démonstration que ses alternateurs produisent 2200 Watts chacun, fait en réalité la démonstration inverse.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Diffzo10


Dans cette même vidéo, à 22 minutes 20 secondes, avec la rotation qu'il met en œuvre sur le module élémentaire de son vélo (module déconnecté mécaniquement de la chaîne du vélo donc en roue libre puisque la chaîne ne bouge pas lors des mouvements), on a la démonstration expérimentale de l'absence d'accélération. On a même de manière bien visible de la décélération, du freinage magnétique naturel. C'est la preuve si il en fallait une, que ce qu'il prétend est faux.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Animve10

La dé-gravitation est pourtant le fondement de TOUTE la théorie et philosophie développée par Léon Raoul Hatem et d'une certaine manière également un élément important pour son fils Frank Hatem. De 1955 (selon ses revendications) à 2017 (date de la dernière vidéo) 62 ans de divagations sur un système magnétique pourtant ultra simple qui n'a jamais produit d'énergie libre.

Par contre un site internet proposant la vente de 7 livres (222 euros si vous les voulez tous). Et surtout, des formations payantes (une douzaine de modules) en soi-disant "haute métaphysique", d'un tiers de millier d'euro chacune s'il vous plaît (bah oui c'est de la haute métaphysique, pas de la basse hein !). Et attention, si vous voulez que ça aie la moindre "pseudo" valeur, il faut les cumuler. Sinon vous n'avez pas de certificat. Le moins cher est celui de "Certificat d'Accompagnateur Vibratoire Opératif" (sic !), pour la bagatelle de 1111 euros !

Sinon vous avez le "Certificat d'accompagnateur Métaphysique UFM d'Eveil" 1444 euros, ou le "Certificat de Professeur de Métaphysique" UFM pour 1999 euros, ou le top du top, le 'Certificat Enseignant de la Paix' pour 3333 euros.
https://www.ufm-metaphysique.com/tarifs/tarifs-des-cycles/

Tout ça pour apprendre le même genre de bêtises en format new age (au module 3 vous avez même droit à apprendre... cette prétendue théorie frauduleuse de dé-gravitation... ). En réalité nous le voyons bien, la partie moteur faussement surunitaire n'était que la petite partie visible de l'iceberg de cette vaste arnaque familiale.

N'en déplaise aux Hatem, les astres sont en équilibre et pas en perpétuelle accélération. C'est bien la conservation de l'énergie et l'inertie qui permet l'équilibre. Autrement si le phénomène de dé-gravitation existait et s'appliquait aux planètes, la vitesse de rotation des planètes serait en accélération constante, ce qui n'est pas le cas. La rotation de la Terre diminue même très lentement en vitesse, freinée (et non dé-freinée) par la Lune. L'expansion de l'univers par contre accélère, ce qui n'était pas prévu par les scientifiques se limitant à l'impulsion initiale d'un supposé Big Bang, mais c'est une autre histoire.

Si à l'occasion vous entendez parler de Fabrice André du refuge de Sarenne, sachez qu'il avait repris l'engrenage magnétique de Léon Raoul Hatem en allant encore bien plus loin dans les faux chiffres, annonçant pouvoir produire 90 000 Watts avec 750 Watts. Il a bénéficié de la naïveté et ignorance de journalistes qui lui ont donné de la visibilité grâce à un reportage télévisé sur France 3 région Alpes (le 21 juin 2010) dans lequel il présente sa machine comme surunitaire et la possible solution à tous les problèmes d'énergie de demain.

lien de secours :
https://www.dailymotion.com/video/xhx5yr

Ici le même reportage raccourci, à partir de la 4ème minute :

lien de secours :
https://www.dailymotion.com/video/xhpd7g

Il aurait pu faire la démonstration en direct de la prétendue surunité si vraiment il avait déjà fait fonctionné sa machine et qu'elle avait multiplié l'énergie autant qu'il l'affirme, mais elle était mise là quasiment pour décorder, il n'en a rien fait et on devine facilement pourquoi ...

Il déclare avoir inclus dans le système de Hatem une plaque de mumétal, sans doute parce qu'autrement les gens se rendent trop facilement compte de la supercherie, et que ne connaissant pas les effets réels du mumétal sur les interactions magnétiques, ils peuvent croire que ça annule la phase de "freinage" et que ça devrait faire tourner le système. Alors qu'il n'y a aucune raison pour qu'un aimant en répulsion ou attraction vienne prendre la place d'un autre au même endroit, avec le même espacement vis-à-vis de l'aimant situé en face, puisque cela revient à rester au même potentiel, quand bien même le mumétal couperait le champs magnétique (ce qui est faux) sur la partie où les aimants s'écartent.

Ci-dessous vous pouvez suivre les conclusions de ceux qui ont été voir par eux-même pour étudier cette machine au refuge de Sarenne, quasiment identique à celle de Hatem.
http://www.magnetosynergie.com/forum/viewtopic.php?f=19&t=131#p386

Un mot revient plusieurs fois pour désigner Fabrice André : escroc.
Combien de centaines de personnes ont perdu leur temps et leur argent en le croyant sincère et de bonne foi ?

D'une certaine manière, triste hélàs du fait des dégâts, cette histoire a pris fin puisque le 27 décembre 2016 son chalet a été entièrement détruit par les flammes d'un incendie accidentel. L'origine la plus plausible selon lui-même aurait été un un seau de braises qu'il aurait posé et qui se renversant à cause du vent, aurait provoqué l'incendie :
reportage vidéo sur l'incendie :

article de France 3 :
https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/refuge-sarenne-alpe-huez-detruit-incendie-1162413.html

De 2010 (date du reportage) à 2016, 6 ans s'étaient donc écoulés pendant lesquels il n'y a pas eu l'ombre d'une preuve, toujours rien de plus qu'au départ, juste du vent, et de l'argent qu'il avait récolté par les curieux qu'il avait attiré par ce moyen, et qui est parti en fumée.

Pour boucler sur le cas Léon-Raoul Hatem, Fabrice André et la fameuse théorie fumeuse de "dé-gravitation", monsieur Hatem a cherché à faire breveter son système, en vain.
Au passage, il faut savoir qu'un dossier de demande de brevet déposé à l'INPI n'est pas forcément une preuve du fonctionnement du système. D'ailleurs un brevet n'est qu'un titre de propriété industrielle. En l’occurrence, Léon-Raoul Hatem a déposé plusieurs demandes de Brevets pour sa théorie de dé-gravitation (la première demande a été déposée en 1979). Les deux dernières ont été déposées le 29 juin 2001 et le 11 septembre 2006. Dossiers respectivement rejeté définitivement (pour non conformité à la physique) et déchu définitivement en 2012 (la dernière annuité payée datant alors de 2010).
cliquer ICI pour les liens vers les brevets:
 

Évidemment, à défaut de pouvoir prouver le phénomène dé-gravitant qui devrait logiquement générer un mouvement perpétuel si c'était vrai et qui serait donc très facile à démontrer, il se pare d'une posture de victime pour masquer la vraie cause du rejet de son "invention" par tous les gens compétents qui ont pris le temps de l'analyser. Et bien entendu il cache au public le fait que sa machine ne marche pas, il ment même, en affirmant le contraire. Il ment en particulier sur les puissances générées par ses machines. Qu'il soit victime de son propre aveuglement et auto-endoctrinement, c'est possible et on peut le comprendre, mais qu'il en soit conscient ou non, il raconte n'importe quoi.


Le japonais Kohei Minato est aussi supposé avoir développé un moteur à énergie libre. Du moins c'est ce qu'on retrouve sur les sites traitant d'énergie libre.
Sur le site japonais suivant il est prétendu que son dispositif triple l'énergie mise en entrée :
https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=ja&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fnewscience.air-nifty.com%2Fblog%2F2004%2F07%2F3.html

Kohei Minato a déposé 3 brevets internationaux :
https://patents.justia.com/inventor/kohei-minato

Mais chose importante : l'appareil n'y est jamais déclaré comme surunitaire, seulement comme un appareil à haut rendement et peu coûteux à fabriquer)
Voyons le fonctionnement des appareils dont il est question pour chacun de ces brevets.

- un déposé le 22 juin 1987, accordé le 14 juin 1988
numéro du brevet US : 4751486
https://patentimages.storage.googleapis.com/30/ab/5a/03ea2fc0772117/US4751486.pdf

- un déposé le 28 avril 2004 accordé le 12 dec 2006
numéro du brevet US : 7148596
https://patentimages.storage.googleapis.com/c4/52/e7/ac283b58c82d82/US7148596.pdf

- un déposé le 25 aout 2004 accordé le 11 juillet 2006
numéro du brevet US :  7075200
https://patentimages.storage.googleapis.com/08/ad/8d/b667b6204d51e5/US7075200.pdf

Dans son premier brevet, le système est le suivant :
la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Minato14

Ce sont deux disques fonctionnant en mouvement "coopératif" synchronisé forcé, par un engrenage mécanique. Une série d'aimants est placée sur tout le tour de chacun des disques (16 sur chaque). Ces aimants ne sont pas orientés radialement mais avec un certain angle, comme dans le système du moteur Pérendev. Nous avons déjà vu qu'incliner la direction des aimants ne permet pas de générer une rotation. Et tout comme dans le dispositif de Hatem, le système ne tournera pas tout seul si c'est pour remplacer un aimant soumis à une force de répulsion ou d'attraction identique et rester au même potentiel. Ainsi l'un des aimants du premier disque est remplacé par un électroaimant fonctionnant en impulsions grâce à un capteur de position. Cet électroaimant sert également en inversant la polarité à freiner pour arrêter le mouvement. En vérité, tout comme pour le moteur Perendev, l'ensemble des aimants ne servent à rien, seul est utile celui qui fait face à l'électroaimant.


Dans le second brevet, il n'y a qu'un seul disque, ici encore avec une série d'aimants sur la circonférence de celui-ci, mais seulement sur une portion. Des masses viennent remplacer les aimants sur la portion qui en est dénuée, de manière à rééquilibrer le centre de gravité. Un élecroaimant est présent à coté du disque. Lorsque la série d'aimants fait face à l'électroaimant, celui-ci est activé de manière à générer une répulsion. Lorsque la série d'aimants n'est plus à proximité de l'électroaimant, celui-ci est coupé et durant cette absence d'application de forces magnétiques, c'est l'inertie de la masse qui amène à ce que le rotor poursuive son tour, mais c'est l'électroaimant qui donne l'énergie du mouvement.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Minato12

ci-dessous des extraits vidéos (désolé pour la qualité médiocre) de quelques maquettes de sa confection, servant à expliquer le fonctionnement du système :
https://www.youtube.com/watch?v=mdfPj7wOuQU

Qu'y voit-on ? que le système ne tourne pas tout seul. Il tourne par apport de l'énergie qu'il y met en exerçant une force sur les aimants qu'il module en fonction de la phase du cycle par le rapprochement ou l'éloignement de l'aimant qu'il tient. Il remplace cela dans son moteur par un électroaimant... (comme finalement dans n'importe quel autre moteur électrique ordinaire). L'énergie envoyée à l'électroaimant est donc convertie en énergie cinétique, rien de plus. Le reste est juste mensonger.

Dans son troisième brevet, il s'agit d'une amélioration du système précédent et de son application en un ventilateur. Au lieu du seul moteur du brevet précédent, il installe en superposition sur le même axe un autre disque similaire à part que les aimants sont placés avec leur polarité inversée, de manière à limiter les pertes magnétiques du système d'électroaimant. Alors que la partie supérieure de l'électroaimant est de polarité Nord, l'autre extrémité nécessairement sera Sud, ainsi comme pour les aimants en forme de fer à cheval, la polarité Sud Générée de l'autre coté est renforcée et utilisée avec le second disque présentant une polarité Sud. C'est juste une amélioration. Cela fonctionne donc toujours selon le même procédé antérieur.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Minato11

Dans cette photo le moteur est dans la partie inférieure :
la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Minato13

Voilà pour le moteur Minato qui est donc dans le principe un moteur ordinaire.

Nous en terminerons là pour les exemples de moteurs "magnétiques". Le magnétisme en soi des aimants permanents n'étant pas une source d'énergie, c'est une voie sans issue. Nous abordons maintenant dans la suite des dispositifs revendiqués comme étant surunitaires mais basés sur d'autres principes que la croyance en une énergie qui jaillirait des aimants permanents.


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MessageSujet: Re: la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe   la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Icon_minitimeMar 26 Nov - 21:32

Il faut toujours chercher à creuser au delà de ce qu'on veut bien nous dire et ne pas accorder de crédit à des éléments censés prouver sans vérifier, juste parce que ça a l'air sérieux. On l'a vu, un brevet ne constitue pas une validation scientifique. Il faut également garder un distance très critique, se méfier dès lors qu'il est affirmé que ça a été validé par une autorité, un avocat. Car il n'y a qu'un comité scientifique qui peut vérifier que les résultats sont suffisamment probants, les potentiels biais dans l'expérimentation minimisés, les marges d'erreurs en dessous des valeurs significatives obtenues, et valider le principe et les résultats en connaissance de l'ensemble des moyens utilisés et leurs caractéristiques précises, avec reproductibilité exacte de l'expérimentation par toute la communauté scientifique.

Un avocat ne donne aucun crédit scientifique supplémentaire à une expérimentation. Car il n'est pas compétent sur la validité d'une expérience scientifique. Quelque chose publié dans une revue scientifique à comité de lecture à une certaine valeur en revanche, mais reste critiquable si il y a de sérieuses raisons fondées pour remettre cela en question.

Je fais cette mise en garde à ne pas croire sur parole quand il est annoncé que les résultats sont validés et incontestables, parce que c'était ce qui était mis en avant pour le fameux "réacteur à résonance" de Jean Christophe DUMAS.
Il était lui aussi censé avoir développé un réacteur surunitaire, soi-disant prouvé lors d'une expérience attestée par un avocat.

Je vous invite cette fois à découvrir ce qu'est le dispositif de "l'effet Dumas" non pas en étant directement plongé dans la communication de la personne concernée qui joue sur le désir d'un monde meilleur qui pousserait à le croire, mais en le découvrant avec un recul critique basé sur l'analyse objective après explications de ce qu'est une bonne approche pour considérer les informations de ce genre :



On peut ne pas être d'accord avec certains des propos qui sont dit, ou regretter par exemple que certaines études scientifiques aient été retirées et juger dans sa propre opinion qu'il a pu y avoir une certaine injustice, mais fondamentalement ce qui est présenté c'est justement une manière saine d'analyser objectivement un sujet et ne pas se laisser aller à croire à ce qu'on voudrait qu'il en soit de la réalité, comme si c'était la réalité.
Encore une fois c'est un reportage de France 3 qui fait la publicité d'un dispositif supposé être surunitaire. Le voici :



Cette vidéo-ci a été diffusée (le 21 avril 2014)
https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/2014/04/21/un-reacteur-resonnance-invente-en-ardeche-et-offert-tous-sur-internet-463717.html

Et bien sûr ça ne s'est pas limité à un reportage télévisé régional de France 3, il y a eu aussi un certain nombre d'interventions et d'articles papier (sans compter les conférences et articles sur internet) :
- france bleu (15 avril 2014)
- le midi libre (29 avril 2014, 12 avril 2015)
- l'hebdo de l'Ardèche (1er mai 2014, 13 novembre 2014)
- la tribune (10 avril 2014, 1er mai 2014, 13 novembre 2014, 9 avril 2015)
- le dauphiné libéré (10 avril 2014, 30 avril 2014, 1er mai 2014, 4 mai 2014, 5 mai 2014, 20 novembre 2014)

presse alternative :
- Nexus (juillet-aout 2014)

Il faut dire que le grand amis de Dumas, Pierre-Antoine Courouble, personnellement le plus impliqué dans cette histoire après Dumas lui-même, déclare sur sa page facebook travailler en free-lance pour La Tribune, le Midi-Libre, le Dauphiné Libéré, l'Hebdo de l'Ardèche, l'Echo de Joyeuse...) Ceci expliquant pourquoi ce sont ces mêmes journaux qui ont multiplié les articles (sérieusement 6 articles sur le même sujet pour le dauphiné libéré dont les 5 premiers en moins de 5 semaines, c'est pas un peu trop ?). Le fait que le site facebook de l'effet Dumas mette ces coupures de presse comme une preuve du sérieux et de l'intérêt que susciterait son "invention" prend une toute autre perspective lorsqu'on sait cela...

Néanmoins pour France 3 et France bleu on peut penser qu'il n'y soit pour rien.

Ayant entendu monsieur Dumas se présenter comme un philanthrope humaniste, altruiste, bon samaritain souhaitant partager avec le monde SA découverte qui nous sauverait de la dépendance aux lobbies, et surtout ayant constaté sa démarche de partager les plans dans les détails, beaucoup l'ont cru honnête et sincère. Cru que parce qu'il dit quelques belles paroles, alors ce qu'il dit devait être vrai. Si seulement...

Lorsqu'on demande à monsieur Dumas comment il en est arrivé à développer ce système, il prétend que ça lui vient d'une révélation mystique (d'après son ami Pierre-Antoine Courouble en interview).
Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que ce bon samaritain s'est en fait approprié l'invention de Peter Daysh Davey, ce qui fait de monsieur Dumas un imposteur.

schéma de la bouilloire à résonance électro-acoustique de Peter Daysh Davey :

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Davey_10

Ci-dessous le premier prototype :

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Davey_10

voici ci-dessous des liens qui vous prouveront le plagiat :

http://quanthomme.free.fr/qhsuite/2014News/Nouv21042014DumasEtDavey.htm
Ainsi selon le site quanthomme, les organisateurs du groupe d'expérimentation du site avaient envoyé à Dumas leur page confidentielle de travail sur le système de Peter Davey en juillet 2012 :
http://quanthomme.free.fr/qhsuite/2014News/DaveyPage.htm
D'autre part dès le 30 juin 2006 ce système était déjà largement décrit dans un de leur article, en bas de la page suivante :
http://quanthomme.free.fr/qhsuite/2006News/nouv300606.htm
et toujours sur ce même site des articles plus récent, notamment le 14 mars 2008, y faisaient également référence.

Et le 30 juin 2008 sur un autre site :
http://rexresearch.com/davey/davey.htm
http://multimedia.stuff.co.nz/thepress/sonic/
Comme vous pouvez le constater dans les schémas et la description du principe de fonctionnement, c'est le même système.

Peter Daysh Davey
la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Peterd10

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Davey-10

Non seulement ce système avait été développé par quelqu'un d'autre, mais on sait en plus que Dumas en avait eu connaissance par le groupe d'expérimentation. Ce n'est donc pas une simple coïncidence. Monsieur Dumas n'a fait que copier en prétendant que c'était son invention et en cachant volontairement le véritable inventeur. Beaucoup de gens appelleraient ça du vol.


Après avoir vu ce qu'il en était de ce monsieur Dumas et de son intégrité, voyons brièvement le système en lui-même qu'il nomme résonateur à effet Dumas ou "bidule".

Voyons déjà la vidéo de sa conférence à Joyeuse dans l'Ardèche où il a présenté son résonateur le 7 avril 2014.


Le système est composé d'une sphère métallique par dessus laquelle est fixée une hémisphère également en métal avec un écartement censé être de 1,61 mm entre les deux (ce chiffre est différent de la version de Davey), chacune étant reliée à un fil électrique (l'une est branchée sur la phase et l'autre sur le neutre, le courant devant ainsi traverser l'espace entre les deux et donc l'eau qui s'y trouve lorsque ce système est immergé). Ce chiffre de 1,61 il l'associe au nombre d'or (c'est plus vendeur), sauf que ça aurait tout tout aussi bien pu être le nombre d'or en pouces ou en coudées plutôt qu'en millimètres. Le nombre d'or n'a de sens que dans les proportions entre des dimensions, indépendamment de l'unité utilisée. Ici ça n'a aucun sens.

Enfin bref, le résonateur est logiquement censé fonctionner en tirant parti de la résonance de la fréquence entre la portion de sphère et la sphère. Mais géométriquement il y a un problème dans la manière dont le dispositif est décrit par Dumas puisque dans sa notice de montage du 07 avril 2014, il dit qu'il faut "Se procurer 3 demi-sphères de même dimension en acier" et en souder deux ensemble pour obtenir la boule. Sauf que si la demi-sphère qui doit "coiffer" la boule ainsi formée a le même diamètre, alors elle ne peut englober correctement cette dernière, son équateur ne pourra se situer sur le même plan que celui de la sphère complète, et il n'y aura pas un écart identique de son équateur jusqu'à son pôle vis-à-vis de la sphère. Comment prétendre dans ces conditions qu'il y aurait une cavité résonnante si la distance varie ?

Pour que cela soit cohérent, l'hémisphère doit avoir un diamètre augmenté de son épaisseur et de l'écart que l'on veut avoir entre les deux coques. Cependant dans le premier prototype original de Davey également, seule la sphère interne (en l’occurrence la demie-sphère) résonnait sur la fréquence du courant, pas à priori la cavité entre les deux pièces métalliques.

Quoi qu'il en soit, la surunité de l' "effet Dumas" n'a pour l'heure pas encore pu être prouvée devant le monde scientifique. Lorsqu'ils ont lancé leur site, ils écrivaient de leur propre aveu, "Le lecteur sera surpris que nous n'ayons pas plus de certitude, au bout de plus 3 ans de travail" :
(paragraphe intitulé "Pour que la lumière de la vérité soit")
https://www.effet-dumas.org/fr/

Il n'y a encore à l'heure actuelle pas de publication scientifique montrant une surunité, seulement d'autres tests très critiquables, semblables à celui de Nice et des revendications de fusion froide par cavitation sans véritable preuve de cette fusion froide à l'heure actuelle.

En dehors des revendications de surunité dont on verra pourquoi c'est tout sauf significatif, une bonne part de l'effet soi-disant spectaculaire, extraordinaire, de l' "effet Dumas" réside dans deux caractéristiques (non, l'énormité du melon de son acolyte, Pierre-antoine Courrouble n'en fait pas partie).

L'une est la capacité à produire presque instantanément de la vapeur, l'autre à ne pas faire chauffer le reste de l'eau.

Si vous êtes intelligent vous aurez compris que les deux sont liés et s'expliquent très simplement sans aucune magie ni transgression des traditionnelles lois de la physique. Le courant électrique ne va passer qu'entre les parties métalliques et ne chauffer que l'eau qui se trouve dans cet espace interstitiel. Cela représente un volume extrêmement restreint qui reçoit donc l'ensemble de l'énergie électrique, et chauffe donc presque instantanément, se libérant sous forme de vapeur par les petits trous percés dans le module.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Dumas-10

Contrairement à une bouilloire, où la résistance doit avoir réchauffé l'ensemble du volume d'eau (qui se brasse par convection naturelle), avant que l'on puisse observer de la vapeur, ce système ne chauffe pas l'ensemble du volume, seulement le minuscule volume d'eau entre l'hémisphère et la sphère, qui part aussitôt en vapeur évacuée par les trous pour la version de la sphère maintenue à moitié hors de l'eau. Ainsi une grande partie de l'énergie calorifique est évacuée et ne chauffe pas l'eau. Voilà pourquoi on constate en quelques secondes seulement un dégagement de vapeur, et voilà pourquoi le reste de l'eau demeure longtemps froide dans cette version du "résonateur" tout comme la boule elle-même. C'est ce que l'on observe dans la vidéo à partir de 5min37.

Ceci est un indice qu'il n'y a pas de miracle, que le phénomène ou effet "Dumas" pourrait bien ne pas exister du tout. Ce qui aurait été incroyable aurait été que toute l'eau aie été chaude en une dizaine de secondes au point de bouillir.

Dans l'autre version dite chauffante, la différence est que la boule n'est pas tenue verticalement par un support, elle est couchée horizontalement, ce qui fait que le flux de chaleur n'est pas directement évacué vers le haut en vapeur (d'ailleurs elle est projetée sur la paroi du récipient et y condense). La partie immergée est soumise à un effet de convection qui fait circuler une partie de l'eau qui a été chauffée et qui ressort avant d'avoir pu être transformée en vapeur, venant se brasser avec reste de l'eau. Il est donc tout à fait normal que l'eau s'en trouve largement plus chaude. La vidéo comportant des coupures au montage (dont une évidente avant que l'homme habillé en vert ne vienne attester de la chaleur dégagée), on ne peut relever et comparer les temps de chauffe.

Que le bidule comme ils le nomment chauffe cette quantité d'eau sans qu'on s'en brûle les mains, sans être donc arrivé à amener l'eau à bouillir, quelle différence avec une bouilloire ordinaire ?

A la onzième minute de la vidéo, monsieur Dumas prétend qu'une chaudière électrique a un rendement de 70% et que son système a été expertisé avec un rendement de 116%. Les deux chiffres sont faux. Premièrement une chaudière électrique ordinaire a nécessairement un rendement de 100% pour la transformation de l'électricité en chaleur puisque les pertes par effet joule c'est de la chaleur, et cette chaleur se diffuse de toute manière avec ou sans couche de calcaire contrairement aux inepties qu'il sort. Deuxièmement les 116% de son système ne sont pas du tout validés scientifiquement, et pour cause : le calcul à l'origine est grossièrement frauduleux. Nous allons voir cela juste après. Il récidive à 27min42 en disant qu'un radiateur électrique a un rendement de 80% et il ajoute que la réalité de surunité de son résonateur est en fait bien supérieure aux chiffres de 116% "expertisé".

Mais il n'y a pas eu d'expertise au véritable sens du terme, simplement une expérimentation. Ils évoquent le test à Nice réalisé dans les locaux du cabinet d'avocat Légipolis et ayant servi de pseudo preuve de surunité.

Dans une autre vidéo, nommée de l'effet casimir à l'effet Dumas, à 3min 40 il montre qu'une version de son appareil produit en fait assez peu de chaleur mais génère de la vapeur instantanée, comme si c'était extraordinaire :
https://www.youtube.com/watch?time_continue=221&v=UT36PaqqfTU
Mais générer de la vapeur instantanée à froid, c'est ce que fait n'importe quel nébuliseur avec seulement une douzaine de watts... alors où est le miracle technologique avec un millier de watts ? Aucune des caractéristiques présentée comme extraordinaire ne l'est en réalité.

Le seul élément qui reste à étudier et finalement le seul important, c'est la surunité et en particulier ce fameux test de Nice du 14 septembre 2013, auquel ont assisté le professeur leroy thermicien, Jean-Michel Reix de l'ASE, et Yvan Roche, ingénieur chez Thalès.

Ce rapport d'expérimentation est intégralement accessible sur le site officiel Dumas parmi les photos les plus anciennes :
https://www.facebook.com/270688943092791/photos/a.284925998335752/284926018335750/?type=3&theater

Dès qu'on prend connaissance des données et calculs qui ont été utilisés pour obtenir ce chiffre de 116%, on voit tout de suite qu'il y a un GROS, même un TRES GROS problème (évidemment la vidéo précédente se contente de montrer seulement le résultat et pas ce qui y mène). Mais voyons déjà les condition de l'expérience. Le résonateur a été mis en fonctionnement pendant les 7 première minutes. Et 5 thermomètres permettaient de faire des relevés de température :

- un premier (nommé Tf pour température du fond) mesurant la température dans le fond de la masse d'eau, ses données ont été simplement... exclues du calcul sur l'énergie calorifique générée. Or il démontre que la partie inférieure de la masse d'eau est toujours restée froide, sauf à la 32ème minute lorsqu'ils ont volontairement mélangé l'eau pour homogénéiser la température.
- un second (nommé Ta pour température ambiante) mesurant la température de la pièce (il sert de contrôle et n'est donc pas pris en compte dans le calcul de l'énergie calorifique générée)
- un troisième (Tpe) mesurant la température à la surface extérieure du récipient (et qui permet accessoirement de constater les fuites de chaleur). Ses données non plus ne sont pas utilisées dans le calcul.
- un quatrième (Tpi) mesurant la température à la surface interne du récipient
- et le dernier (Tc) mesurant la température au "centre" du liquide

Comment ont ils fait le calcul ?

Monsieur Courouble manipule tout le monde en disant qu'il s'agit d'une "expertise scientifique [...] élaboré par trois physiciens thermiciens pour le compte d’un acteur économique important qui souhaitait une expertise scientifique indépendante constatée par son cabinet juridique". Mais ça c'est typiquement l'argument d'autorité (en plus fallacieux visiblement, puisque les personnes en question ne valident pas l'expérience et ne veulent pas être instrumentalisé à cautionner ces résultats sans aucune valeur scientifique).

En lisant ce qu'il écrit on s'attendrait à voir de savants calculs très complexes prenant en compte l'ensemble des interactions, avec une méthode permettant une précision et fiabilité sans faille. Or il n'en est vraiment rien.

Le calcul de l'énergie calorifique générée (page 17) prend comme nous l'avons vu seulement les valeurs de température de deux des 5 sondes des thermomètres utilisés, en excluant tout à fait arbitrairement l'une des 3 qui mesure pourtant aussi la température de l'eau, celle située au fond.

Cela en soi constitue déjà une très grave violation de ce qui fait une expérimentation scientifique même à peine sérieuse. Car on se serait attendu à ce qu'ils fassent au moins une estimation de la température de l'eau en prenant en compte le gradient de température entre la surface et le fond. ça aurait été imparfait et imprécis car supposant un gradient avec une progression linéaire par exemple, mais ça aurait eu le mérite de se rapprocher un peu de la réalité, en tout cas de ne pas être complètement faux. Qu'ont-ils fait alors ? Ils ont considéré que la moyenne de la température des deux sondes Tc et Tpi serait prise en compte POUR L'ENSEMBLE DU VOLUME D'EAU, comme si c'était l'ensemble de l'eau qui avait été chauffée de la valeur de ce que ces deux sondes ont mesuré, ce qui est FAUX comme la sonde Tf l'indique.

Certains pourraient alors se dire que comme les deux sondes Tc et Tpi sont décrites comme étant placées selon ce que dit monsieur Courouble "au CENTRE du liquide" et "à MI HAUTEUR du récipient sur la paroi interne", alors la température indiquée, doit être grosso modo un intermédiaire entre la chaleur restant en surface et le froid du fond du liquide. Arrivé à ce niveau là d'approximations et de manque total de rigueur scientifique, on est déjà bien loin d'être seulement à 16% près, mais bon, admettons.

Seulement il y a encore un autre problème... peut-être n'a-t-on pas la même définition de "centre du liquide" ?
Car on a heureusement une photo du dispositif avec les sondes. Les deux sondes Tc et Tpi sont celles qui traversent le couvercle du bidon.
Où arrivent l'extrémité de ces sondes ? Le test d'expérimentation soi-disant "expertise" ne précise pas quel modèle de thermomètre est utilisé et la position PRECISE de l'extrémité des sondes de température par rapport au liquide. Mais j'ai retrouvé ce modèle. Voici la fiche technique des thermomètres sondes utilisées :
http://www.allafrance.com/notices_pdf/FT-91000-012-F_FR.pdf

Information importante : la tige fait 12,5cm.

Le bidon est quant à lui un bidon de 6 litres de la marque Curtec :
https://www.curtec.com/en/products/drums/wide-neck-drums/detail/wide-neck-drum-6-liter

Bien que le rapport parle d'un bidon de 5 litres, c'est impossible car ce modèle de bidon n'existe pas en 5 litres (même en remontant à 2012). Il n'y a autour de cette capacité que 3,6 litres ou 6 litres ou bien encore 10 litres et seul celui de 6 a les proportions qui correspondent) :
https://web.archive.org/web/20121218044742/https://www.curtec.com/en/products/drums/wide-neck-drums

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Curtec10

Sur leur page facebook, P-A Courouble apporte comme précision que le récipient fait 7 litres. En fait bien qu'officiellement il soit conçu pour stocker 6 litres, Curtec explique qu'il est important que ses récipients ne soient pas remplis à ras-bord, parce qu'il est prévu une marge de 10% pour éviter que les contenus si ils ont de l'eau ne provoquent une déformation voire l'explosion du récipient et que cela ne mette en péril la stabilité de toutes les palettes de bidons superposés lorsqu'ils sont conservés à -25°. Bref, ce qui nous intéresse c'est qu'il s'agit du bidon destiné à stocker 6 litres, qui fait 257 mm de haut sans le couvercle, 263 mm avec le couvercle et 198 mm de diamètre extérieur au niveau des anneaux de renforcement.

En réalisant une reconstitution du montage du test de Nice avec les dimensions précises des objets et de la hauteur du volume d'eau (incluant le volume pris par une boule de 7cm de diamètre), on obtient ceci :

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Test_d14

Le centre est ici repéré par un trait.
La sonde de mesure Tc n'est pas placée au centre mais à la limite du tiers supérieur de la colonne d'eau. Et la sonde Tpi à la limite du quart supérieur.

Voilà ce qu'ils appellent eux "le centre" ou le milieu du liquide !
Sachant évidemment que l'eau chaude s'accumule dans la partie haute d'une colonne d'eau et que toute l'eau froide reste en dessous. Les deux sondes ayant servi au calcul mesuraient donc la partie de l'eau la plus chaude, pas la zone centrale de la masse d'eau.

En appliquant la valeur d'énergie calorique de la partie la plus chaude à l'ensemble du volume d'eau, on triche carrément et il est alors naturel de trouver une énergie calorique supérieure à celle qui a été injectée en électricité.

Si on prend les mesures à T = 32 minutes, où la température de l'eau a été quasiment homogénéisée, la température de la masse d'eau est comprise entre 54°C et 49,6°C. On va estimer un peu grossièrement avec une règle de proportionnalité (sachant que Tc est enfoncé au tiers de la hauteur et que Tf est au fond) que l'eau était en moyenne à 53°C. De 23°C à 53°C on a eu une élévation des 5 litres d'eau de 30°C, ce qui fait selon leur formule : 5 x 4185 x 30 = 627750 joules
L'énergie électrique injectée étant 741000 joules, on est à 84,7 %, ce qui est très loin des 116% et bien en deçà des 100%.
CQFD.

Évidemment les 15,3% manquant pour arriver à 100% ne sont pas tombés dans le néant, ils ont bien été générés en chaleur (et autres), mais cette chaleur a été absorbée par la petite masse du bidon et surtout diffusée dans l'air ambiant. L'air bien qu'ayant une capacité thermique massique 4 fois moindre que l'eau, circule naturellement par effet de convection et capte la chaleur du bidon, et par conduction celle de son contenu. Ce sont 113250 joules (environ) qui ont ainsi fuité en dehors de la masse d'eau. La partie inférieure de l'eau étant restée froide pendant presque toute l'expérience, la partie la plus basse du bidon n'a pas participé à faire fuiter la chaleur. La surface d'échange était donc de ce fait légèrement réduite, en particulier si on considère la partie en contact avec l'eau liquide.

Si on prends les mesures à T = 7 minutes pour réduire la proportion des fuites de chaleur dans le bilan énergétique, toujours avec une règle de proportionnalité pour estimer la température au centre du liquide et l'utiliser pour l'ensemble de la masse d'eau on a 55,5°C
Donc une élévation moyenne de température de 55,5 - 23 = 32,5°C

5 x 4185 x 32,5 = 680062 joules soit un coefficient de 91,7% et 8,3% de pertes en seulement quelques minutes.

Au départ il faut réchauffer l'eau, puis l'air emprisonné au dessus et le bidon et ensuite c'est la couche d'air extérieure en contact avec le bidon ainsi que le sol. On ne peut donc pas comparer les pertes à la fin de la 7ème minute avec les échanges thermiques qui ont lieu en régime stable ou après les 7 minutes). Par ailleurs ce calcul reste un calcul très optimiste qui ne prend pas en compte la valeur de température de la sonde Ti qui indique qu'en s'approchant de la paroi du bidon, la masse d'eau est 2,4°C moins chaude, et cela tout autour.

Quoi qu'en dise Dumas dans ses conférences, laissant croire que l'électrolyse compte pour beaucoup dans le bilan énergétique et qu'il faut ainsi estimer que le bilan est significativement plus élevé, l'énergie convertie par son résonateur en génération d'hydrogène et d'oxygène par électrolyse est quasiment négligeable. Elle a été mesurée par Pierre Bacelon à 3400 J pour 26 minutes de fonctionnement, de manière à estimer ce que cela représentait dans une autre expérience où à cette 26ème minute 986 000 Joules avaient été consommés. Cela représenterait 0,34%.


Bref, il n'y a toujours aucune surunité à l'horizon.

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Par conséquent, comme je viens de le démontrer, le résultat de ce test de Nice, tant brandi par monsieur Dumas et au sens littéral par monsieur Courouble, n'a strictement aucune valeur. Les calculs réalisés sont tout simplement frauduleux. Cependant les données brutes elles, ont une certaine valeur bien que partielles. Et encore une fois, les éléments avancés censés nous prouver que... nous prouvent en fait l'inverse. La preuve est dans les chiffres. La réalité est parfois cruelle. Il est vrai que la désillusion peut être douloureuse et le constat triste quand on nourri des espoirs de solutions pour la société. Mais aux yeux de monsieur Dumas, nous devons forcément être de très vilains agents de la matrice pour se rendre à cette évidence des faits et en venir à le contredire plutôt que croire un charlatan qui raconte des choses qui sont un tel travestissement frauduleux de la réalité.

D'ailleurs monsieur Dumas ose de manière effrontée déclarer lors de la réunion du 25 juillet 2014 à Rosières que ceux qui analysent ainsi le test de Nice n'ont rien compris car il s'agirait pour lui d'un test cherchant à mesurer "LES PERTES par radiance et par convection". Ceux qui ont jusqu'ici cru aveuglément Dumas n'auront qu'à vérifier ce très grossier mensonge qui le couvre de honte et de ridicule puisque son résultat de 116% ne prend pas en compte les sondes en dehors du liquide. Ces 116% frauduleux sont bien censées être le rapport entre l'énergie "PRODUITE" en chaleur, et l'énergie "injectée" (pages 18 ET 19 du rapport). Cela sans aucune prise en compte des pertes dans ce calcul qui devrait surtout intégrer les données de la sonde de température du fond pour ne pas être complètement FAUX. La page 17 du rapport indique bien que le calcul intègre uniquement les données des sondes Tc et Tpi, rien d'autre. Monsieur Dumas floue et se moque ainsi de tous les gens de bien, abusant leur confiance et se servant d'eux et de toutes leurs initiatives pour son compte.

Monsieur P-A Courouble, vous prétendez être prêt à dire que vous vous êtes trompé si c'est le cas.
Etant donné que c'est le cas, nous attendons ...
https://www.youtube.com/watch?time_continue=4072&v=UP-QSr5J6Zg

Dumas et Pierre-antoine Courrouble font souvent référence à l'effet Casimir pour faire croire que la théorie de la physique est de leur coté, mais l'effet Casimir n'a strictement rien à voir avec cela puisqu'il s'agit de la FORCE D'ATTRACTION apparaissant lorsque deux plaques métalliques (qui ne sont PAS chargées électriquement) sont séparées d'une distance inférieure à la plupart des longueurs d'ondes des photons. Un millimètre est démesurément énorme par rapport à l'infiniment petit considéré dans l'effet Casimir. C'est en dessous de la distance de l'ordre du micron que l'effet Casimir agit. Quel rapport avec le soi-disant effet Dumas qui est censé produire plus de chaleur que d'énergie électrique mise en entrée ?

Un article du nouvel obs apporte les témoignages des personnes qui ont été instrumentalisées et utilisées comme caution par monsieur Dumas, et donne la version très éclairante de l'analyse des experts :

https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-planete/20141205.RUE6891/l-effet-dumas-l-energie-miracle-qui-ne-marche-que-sur-facebook.html

L'avocat Xavier Le Cerf a donc affirmé avoir seulement assisté à la démonstration mais ne pas avoir réalisé d'expertise, insistant sur le fait que cela ne peut être fait que par un laboratoire scientifique et non un cabinet d'avocat. Il déclare également que les autres personnes n'ont rien cautionné non plus ni donné d'accord à se voir associé à cela, ni même à apparaître sur la vidéo.

Yvan Roche furieux déclarant : "C’est dégueulasse comme procédé je n’ai jamais donné mon accord pour ça." Et décrivant le manque de sérieux de l'expérimentation (réalisée en dehors d'un véritable protocole scientifique) et le fait que Dumas l'utilise lui est les autres comme caution, c'est bien qu'il n'y a pas eu de validation de surunité par un quelconque expert. C'est ainsi pour s'éviter des poursuites juridiques par ces personnes que Dumas et Courouble ne disent plus clairement leurs noms dans les vidéos et conférences publiques mais ils continuent néanmoins à parler d'eux et à mettre en avant leur qualité professionnelle comme si cela validait les résultats des expériences menées.


Au tout début de la diffusion publique de l'effet Dumas, ils avaient déjà fait un test qui a précédé celui du test de Nice. Les incertitudes sur les variables de ce premier pré-test appelé "bouilloire de vulcain" sont d'ailleurs évoquées dans la première page du rapport de l'expérimentation de Nice (mélange eau/huile).


le test bouilloire de vulcain

On ne trouve plus de référence à ce test dans la communication publique de Dumas, mais la vidéo originale de F.D.Innovation est encore visible et téléchargeable ici :

https://docs.google.com/file/d/0Bymv8yR4vfu4R2pGZk9QZkg4Zm8/edit

Là encore, il est annoncé une surunité, qui plus est pas d'un petit coefficient 116% mais carrément 165 %. Cette vidéo d'expérimentation (qui s'est également déroulée dans le cabinet d'avocat Légipolis) a cependant été mise à l'écart, probablement à cause des motifs cités dans le rapport de l'expérimentation de Nice qui a suivi.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Calcul11

Sans doute qu'une autre cause est l'énormité encore plus flagrante de la méthode de calcul qui abouti à ces 165%, car le calcul considère pour l'ensemble du liquide une capacité thermique massique de l'eau de 4180 alors que 60% du liquide est de l'huile. En effet, dans ce pré-test, le liquide à chauffer est un "mélange" de 60 % d'huile et de 40% d'eau.
Or la capacité thermique massique de l'huile est en général deux fois moindre mais cela varie largement selon le type d'huile.
Pour l'huile d'olive par exemple, c'est même seulement 1296 J/kg/C
Par rapport à l'eau c'est une sacrée différence !
Et ce n'est pas tout ! Car l'huile est moins dense que l'eau. Sa masse volumique est de l'ordre de 0,916 Kg par litre, ce qui fait qu'on a en outre une masse moins importante à chauffer.
Ainsi il faut vraiment beaucoup beaucoup moins de Joules pour faire monter ce volume d'huile d'un degré à la place de l'eau.

Par conséquent le résultat est archi FAUX.

Ils ne peuvent ignorer à ce point que l'eau et l'huile n'ont pas les mêmes caractéristiques. C'est à dessein qu'ils ont fait le calcul sur la seule valeur applicable pour l'eau (qui ne représente en plus que 40% soit la minorité du volume du liquide). Pourquoi d'ailleurs utiliser de l'huile si ce n'est que pour chauffer un liquide en dessous de la température d’ébullition de l'eau ?

Bref, il s'agit d'un énorme enfumage très grossier. Le test de Nice officiel qui a suivi l'était aussi, mais la fraude sur la manière de calculer l'énergie crevait quand même moins les yeux, notamment grâce à la tromperie sur la position réelle des deux sondes utilisées dans le calcul.

En additionnant toutes les valeurs affichées à chaque seconde par le consomètre on arrive à 66504 Joules consommées.

Bien que cela ne soit pas précisé, le contenant est un bécher gradué de 2 litres en polypropylène tout à fait identique jusqu'aux graduations (ce qui nous importe) à celui de chez Fidel Fillaud :
https://www.fidel-fillaud.com/produit/becher-plastique-pp-2l-conique-empilable-naturel-gradue-1-poignee-xpr15274.html

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Gradua10

L'image juste ci-dessus est extraite des toutes premières secondes de l'expérience, lorsque les phases de liquide sont bien distinctes et qu'une bande plus sombre dans l'huile permet de distinguer nettement la surface.

Les graduations nous indiquent que le volume total est autour des 1200 mL, ce qui correspond effectivement au volume de 1 L de liquide annoncé, additionné du volume de la boule métallique. Et la proportion entre l'huile et l'eau semble aussi correspondre.
Nous avons donc 0,4 L d'eau et 0,6 L d'huile. Quelle huile et quelles sont ses caractéristiques physiques ? ça ce n'est pas indiqué dans cette vidéo, rien ne permet de le savoir et il n'y a aucun moyen de le vérifier si il y avait une indication quelque part.

La température de départ est 21,9°C , la température finale 48,1°C, soit un delta de 26,2°C
Si on prend les caractéristiques de l'huile d'olive, cela donne :

(0,4 x 4168 + 0,6 x 0.916 x 1296) x 26,2 = 62342 Joules

Soit un rendement de 62342 / 66504 = 93,7%

Cette vidéo ne permet donc pas non plus de prouver une surunité.



Le test "israélien"

Monsieur Dumas et Courouble ont diffusé quelques éléments d'une autre expérimentation prouvant soi-disant la surunité. Elle a été faite selon eux par des ingénieurs israéliens.

Cette fois contrairement à la "bouilloire de vulcain" et au "test de Nice" réalisés quelques années avant, il n'y a ici aucun témoin censé valider la bonne rigueur de l'expérimentation et les mesures réalisées ni aucune référence du laboratoire en question ou de quoi que ce soit. Tout cela est gardé secret. Peu importe. Ce qui est troublant c'est que cette fois il n'y a pas l'intégralité du rapport d'expérimentation, ni même de vidéo permettant de constater l'expérimentation du début à la fin et la véracité des mesures indiquées dans les éléments diffusés. En vérité l'équipe de Dumas n'a même pas les données brutes, du moins c'est ce qu'elle déclare. Dans ces conditions c'est bien simple, on ne peut pas vérifier que les résultats sont corrects et ne sont pas aussi grossièrement truqués que dans les expérimentations précédentes.
Voilà qui est fort pratique pour Dumas.
En même temps si aucune véritable vérification n'est possible, cela implique par définition que cela n'a aucune valeur scientifique.

Nous n'avons que les figures 1, 2, 3, 4, 5 sans doute directement tirées du rapport, mais rien d'autre du rapport lui-même :

https://www.facebook.com/media/set/?set=ms.c.eJw9y0EOwEAIQtEbNehQ1PtfrEmJs3z5IIB1mqrGiI~%3BstrEmIpjTax2ylHPtfa7n97t9wq5r~%3B~%3BkBeqoZ7g~-~-.bps.a.600473820114300

En dehors des figures 1 à 5 invérifiables, les autres, les figures 6 et 7 ne font manifestement pas partie du rapport initial car elles sont en Français. Ce sont selon toute vraisemblance des graphiques réalisés par l'équipe de Dumas pour tenter d'analyser à leur manière, selon leur propre interprétation, les résultats de cette expérimentation.

Cette expérimentation est bien plus complexe que les précédentes de par la multiplication des variables qui entrent en jeu. En effet, il y a non seulement le gradient de température dans l'eau chauffée par le résonateur, mais aussi un circuit de dissipation de chaleur, et à priori une phase de l'expérimentation qui comporte la génération d'une certaine quantité de vapeur faisant diminuer d'autant la masse d'eau à chauffer.

Il aurait fallu au minimum que l'expérimentation soit aussi réalisée avec une simple résistance électrique à la place du résonateur Dumas pour pouvoir comparer comme on le fait avec un médicament et un placebo. On aurait ainsi constaté le fonctionnement normal du dispositif d'expérimentation et isolé les effets spécifiques du prétendu effet Dumas.

La figure 1 schématise le dispositif mis en place et indique quels sont les éléments mesurés.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Fig1-r10

Le résonateur Dumas est placé dans un calorimètre (le conteneur isolé thermiquement), avec à l'intérieur de ce calorimètre 3 sondes de température :
- la T1 située au fond
- la T2 situé juste à coté du résonateur Dumas
- la T3 située en partie supérieure, apparemment en dehors de la partie immergée

Il y a aussi une entrée d'eau rafraichie et une sortie pour faire circuler et dissiper la chaleur de manière à pouvoir mesurer précisément la quantité de chaleur qui entre (Tin) et celle qui sort (T out) grâce aux thermocouples placés à ces endroits.

Cela fait ainsi 5 sondes de températures dont les données sont enregistrées en continu comme l'indiquent les 5 flèches rouges.

Les deux flèches bleues représentent la mesure du courant et de la tension électrique qui permet de connaître l'énergie électrique injectée dans le système via le résonateur Dumas.

Restent les 2 flèches noires, l'une mesurant la masse du calorimètre avec son contenu.  
Enfin l'autre est liée à l'énergie fournie pour la mise en circulation de l'eau dans le circuit de dissipation de chaleur.
Ce dernier est un élément crucial, car le calcul de l'énergie dissipée dépend directement du volume d'eau qui circule avec le delta de température mesuré entre la sortie et l'entrée. Or dans les 5 figures publiées par le groupe Dumas il n'y a pas de graphique de cela, seulement une indication de débit de 15 litres par heure sur la figure 3 (sans aucune indication de la marge d'erreur contrairement à toutes les autres données).
Ceci est sans doute l'un des aspects les plus problématiques de l'expérimentation. Nous y reviendrons juste après.

Le schéma de la figure 1 nous montre que l'eau en circulation n'est pas celle en contact avec le bidule de Dumas. Les deux sont séparés par un contenant. Le volume d'eau avec le bidule de Dumas reste donc dans ce contenant intérieur et transmet sa chaleur par conduction à l'eau qui circule autour de ce contenant.

Toujours dans la figure 1 sont indiqués les valeurs utilisées pour calculer l'énergie évacuée. Aussi bien pour calculer l'énergie en entrée que pour celle en sortie, c'est la même valeur de capacité thermique massique de 4184 qui est utilisée. Il s'agit de celle de l'eau. C'est donc bien qu'il n'y a exclusivement que de l'eau qui est évacuée par ce tuyau, pas de la vapeur. Autrement le calcul de quantification de l'énergie serait faux car on compterait un volume d'eau chargé en chaleur lorsqu'il serait remplacé par un volume d'air. Et l'air peut contenir bien moins de chaleur que l'eau à volume égal.

La quantité d'énergie nécessaire à l'évaporation d'une eau déjà à 100°C est calculée selon la figure 1 par la masse perdue multipliée par 2260 (la chaleur latente de vaporisation). A partir de la courbe de la figure 5 on détermine graphiquement que pour T = 1560 s la quantité supplémentaire d'énergie par rapport à la courbe rouge est autour de 143 160 J. Connaissant la manière dont ils ont calculé cette énergie, on peut en déduire qu'à ce moment là, la masse perdue correspondrait à 143 160 / 2260 = 63,3 g. Mais cette perte de poids est-elle exclusivement celle de l'évaporation de l'eau dans le calorimètre ?

Nous n'avons pas non plus la courbe de la variation de la masse dans les graphiques des figures 3, 4 ou 5 mais on peut néanmoins la déduire selon le calcul réalisé ci-dessus et le fait que la masse initiale est de 600 g selon l'équipe de Dumas (nous n'avons hélas aucun moyen de vérifier cette autre donnée cruciale).

Pierre Bacelon dans son analyse a déterminé que pour 26 minutes d'utilisation du résonateur Dumas seul 0,012 mole d'eau ont été électrolysés, soit 0,216 g ce qui est négligeable. L'énergie consommée par ce processus (3,4 kJ) représente la moitié de l'épaisseur des traits des courbes de la figure 3.

Sans avoir les données brutes ou le graphique de l'évolution de la masse jusqu'au delà de l'arrêt de l'alimentation électrique avec le début de refroidissement sur les dernières 3 min 30, on ne peut pas exclure que quelques artéfacts du dispositif faussent un peu la mesure. En effet ce n'est pas juste la masse du bocal avec l'eau réchauffée qui est mesuré mais l'ensemble du système du calorimètre, avec une partie des tuyaux du circuit de refroidissement et la masse d'eau qu'ils contiennent inclus. Après la fin de l'expérience la balance sur la photo de la figure 2 indique 1861.17 g. Les calculs du groupe de Dumas sont réalisés sur la base de 600 g d'eau dans le calorimètre, mais à cela se rajoute tout le système du calorimètre et l'eau du circuit de refroidissement également dans le calorimètre et dans les parties des tuyaux pesant sur celui-ci. L'ensemble pesant encore 1861 g en fin d'expérience, on peut penser que la masse d'eau en circulation traversant le calorimètre et pesant également sur la balance est à peu près équivalente à celle enfermée dans le coeur du calorimètre, soit de l'ordre de 600 g car la masse du calorimètre doit être également de plusieurs centaines de grammes.

Voici la photo du dispositif d'expérimentation (figure 2):
la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Photo_10
https://i.servimg.com/u/f29/16/83/43/69/fig_2_10.png

Cela signifie que la mesure initiale du poids a dû être faite avec les tuyaux d'entrée ET de sortie remplis d'eau, donc quand le circuit de refroidissement était déjà en fonctionnement depuis assez longtemps pour cela. Un inconvénient supplémentaire est qu'avec la dilatation de l'eau due à l'augmentation de température, il est possible que cela aie généré artificiellement une différence de plusieurs grammes puisque l'expansion de l'eau en circulation réchauffée dans le calorimètre fait qu'à pression égale 1,5 % du volume d'eau initialement pesé va se trouver en dehors de ce qui pèse sur la balance, ce qui pourrait avoir compté pour une dizaine de grammes. Cependant si c'était le cas cela aurait dû commencer à se voir à partir de T = 300 s. Mais il n'y a rien jusqu'à 540 s dans le graphique de vapeur calculé à partir du poids. Sans les véritables données brutes du poids, impossible de savoir ce qu'il en est réellement.

Autre potentiel biais : sur la photo de la figure 2 on voit clairement que de l'air est présent dans le tuyau en sortie du calorimètre et au dessus du débimètre. Est-il possible que la partie du volume d'eau du circuit de refroidissement dans le calorimètre ait pu varier et céder sa place à de l'air en partie supérieure ? Si c'était le cas le calcul de l'énergie consommée en génération de vapeur serait faux et si un peu d'air a circulé dans le circuit de refroidissement à la place de l'eau alors le calcul de l'énergie évacuée dans le circuit de refroidissement serait aussi faux.

Autre incertitude beaucoup plus importante, le débit réel à chaque instant dans le circuit de refroidissement.
Sur la photo on voit la présence d'un débitmètre, mais c'est une simple lecture visuelle, donc un relevé ponctuel qui est fait par l'expérimentateur. A quel moment ce relevé a été réalisé ? Si dans la figure 3 il est indiqué un débit de 15 litres par heure, cette donnée est très suspecte.
En effet, il n'y a aucune indication de l'incertitude liée à cette valeur. Le débitmètre est visiblement de la série M123 PSU (en polysulfone).
C'est celui du milieu dans ce document (les stickers rouges en moins) :
https://www.axel-larsson.se/pdf/163OSKCWXYGP6.pdf

On peut juste distinguer le type de graduations sur la photo de la figure 2 qui permet de déterminer que c'est celui-ci.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Dzobim10

Les informations sur la précision de la mesure dans la documentation indique une marge d'erreur ... de 13% pour la valeur de 15 L/h. C'est énorme par rapport à la précision recherchée !
Et ce n'est pas tout. Car à cela il faut aussi ajouter le fait que nous n'avons aucune garantie que le débit soit resté parfaitement constant tout au long de l'expérimentation, puisque dans le dispositif expérimental la pompe utilisée pour faire circuler l'eau n'est PAS DU TOUT une pompe destinée à délivrer un débit précis.
Son usage est plutôt destiné à la circulation d'eau pour des aquariums.

Il s'agit visiblement d'une pompe de la marque pan world (corps de la pompe jaune, extrémités noires, grosse étiquette blanche avec nom de la marque en blanc sur fond d'une bande noire), sans doute une des variantes du modèle NH-10PX vu sa compacité et la taille de l'étiquette par rapport au corps de la pompe :

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Nh-10p10

la pompe et ses caractéristiques sur le site :
http://www.hypanworldpump.com/content/?407.html

Lorsqu'on observe la plage de fonctionnement de ce type de pompe, on se rend tout de suite compte qu'aucune n'est faite pour fonctionner de manière convenable avec un débit aussi réduit que 15 litres par heures soit 0,25 litres par minute. Particulièrement lorsque l'on a besoin d'un débit stable, continu et précis. Comme on peut le voir, cette valeur est extrêmement proche de la limite de fonctionnement si bien que le dispositif est EXTRÊMEMENT sensible a toute variation.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Extrai10
source : https://marchmay.co.uk/p_description.php?pump_id=73

Un seul centimètre supplémentaire de la hauteur de la colonne d'eau amènerait à un débit théorique égal à 0. Donc chaque millimètre de différence aurait pour conséquence une variation de près de 10%. Ainsi la moindre minuscule variation dans la résistance à l'écoulement du fluide dans le dispositif abouti à une variation relativement très importante du débit.

Rien que par le fait que la température de tout ce qui se trouve dans le calorimètre augmente de plus de 40°C, et tous les effets de différentiels de dilatation que cela implique, on ne peut pas dire que les conditions expérimentales n'ont pas évolué. Même l'eau qui circule dans la pompe et qui est l'eau ayant refroidie est légèrement plus chaude puisque plus loin à l'arrivée de l'eau dans le calorimètre, la température qui a pu se refroidir encore davantage est toujours un degré et demi plus élevé qu'au début de l'expérimentation.

La seule question du débit et de sa mesure est une faille majeure invalidant le bilan énergétique puisqu'il n'a pas été mesuré en continu le débit réel précis, encore moins la masse précise d'eau ayant circulé tout au long de l'expérimentation puisque volume et masse sont deux choses distinctes.

La figure 3 nous donne les courbes de températures :
la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Fig_3_10

Si ces courbes nous donnent l'évolution des températures, il semble néanmoins y avoir la preuve que le débit n'est pas constant.
La courbe de température T out le démontre avec ses petites fluctuations rapides qui dépassent en amplitude toutes les fluctuations des courbes de température relevées dans l'eau (T1 et T2). A partir de 1570 secondes, alors que la température de la sortie de l'eau chaude fluctue autour de son plateau depuis plus de 900 secondes, cette température chute brutalement de 5 degrés en une quinzaine de secondes. Or ce n'est pas l'eau du calorimètre qui a pu se refroidir si soudainement et si fortement sur l'ensemble de la zone d'échange thermique avec l'eau en circulation puisqu'il est isolé thermiquement et qu'on en voit pas trace dans les autres courbes. De plus la pente de cette chute de température en sortie est plus importante que celle que l'on observe en fin d'expérience lorsque le résonateur Dumas est coupé. C'est donc que le débit d'eau évacuant la chaleur venant du calorimètre a momentanément considérablement changé proportionnellement à ce qu'il était. Comment expliquer cela autrement ?

Quoi qu'il en soit, il y a visiblement un problème grave pour une expérimentation censée faire un bilan énergétique.

Tant d'incertitudes cumulées très problématiques et bouleversant le bilan énergétique restent en suspend pour cette expérience. Dans ces conditions, et vu qu'une partie des conditions d'expérimentation et des données restent cachées, on ne peut raisonnablement considérer en toute rigueur que cette expérimentation permette d'affirmer qu'il y aurait 17% de rendement supplémentaire, ni même simplement qu'il y aurait surunité.

Le graphique de la figure 5 présente le bilan énergétique (cependant il est très gravement faussé notamment par ce que nous avons relevé précédemment).

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Figure10

Monsieur Courouble affirme : "L'examen de la tangente aux courbes énergétiques montre également une puissance instantanée sortante supérieure à la puissance maximale entrante. Le test permet de montrer au-delà de toute incertitude que le système étudié est plus puissant que la source d'énergie qui l'alimente, à 117% de sa puissance d'alimentation."

Le "au delà de toute incertitude" est une considération consternante lorsqu'on a un système aussi peu fiable où le flux d'eau peu subir des variations de dizaines de pourcent et où même sans aucune variation du débit, le relevé visuel ponctuel du débit implique inéluctablement une marge d'erreur de lecture de 13% à additionner avec toutes les autres incertitudes ...

Le résultat n'est donc pas celui-là. Un calcul scientifique rigoureux déduit des résultats le cumul de l'ensemble des marges d'erreurs des mesures qui ne peuvent par nature être exacts. Affirmer qu'il y a un rendement de 117% n'est donc pas correct et préciser en plus qu'il n'y aurait aucune incertitude, c'est un mensonge.

Le groupe de Dumas souligne que de toute façon ce bilan est minoré du fait que la température continue largement d'augmenter dans le calorimètre après T = 540 s. Cela est partiellement vrai, mais de manière plus limitée qu'on l'imagine en voyant les courbes.
En effet, même si la température du fond (T1) augmente ensuite de près de 34°C, cette augmentation concerne en fait une masse d'eau relativement résiduelle puisque la courbe de température à la sortie (T out) qui absorbe la chaleur de l'ensemble de l'eau en périphérie et du fond, celle là n'est déjà plus très loin d'atteindre son plateau à ce moment là (plateau atteint 138 secondes plus tard). Elle n'augmentera en effet plus que de 5°C dans ce laps de temps.
Ainsi au temps T = 678 s la température moyenne de l'eau sortante stagne. Jusqu'à la fin elle ne gagnera plus très progressivement qu'un seul autre degré supplémentaire, donc la chaleur moyenne dans le calorimètre n'augmente plus non plus sinon marginalement. Mais la chaleur se réparti progressivement de manière plus homogène dans le calorimètre et se diffuse et s'évacue davantage, en particulier par une génération croissante de vapeur.

Dans le calorimètre, au delà de la 540ème seconde, il y a donc 6 x 0,6 x 4184 = 15 kJ stockés en plus du fait de l'augmentation de la chaleur, ce qui sur les 986 kJ d'énergie injectée dans le système par le résonateur Dumas, ne représente que 1,5 % du total. Cela est donc relativement dérisoire, en tout cas parfaitement impropre à justifier la négligence de tous les autres facteurs et incertitudes cumulées autrement plus significatifs.


J'ai relevé un détail étrange au sujet de cette courbe de température en sortie. En effet sur la photo de l'expérimentation qui montre tout le matériel utilisé (figure 2), on voit deux écrans dont l'un qui affiche les données de températures que l'on retrouve dans la figure 3 et la figure 4. Or il apparaît que les courbes de températures du flux sortant et de l'énergie entrante ainsi que celle de la pièce ne sont pas situées au même endroit sur l'écran que sur les courbes des figures 3 et 4. Les valeurs ont-elles été artificiellement mises à niveau dans le rapport ou est-ce juste une question d'affichage à l'écran ?
la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Ecran_10

zoom sur l'écran et mise en évidence des différentes courbes avec mise aux mêmes proportions que dans la figure 3 :
la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Ecran-10

Le décalage entre les courbes telle qu'elles sont sur l'écran et telle qu'elles sont présentées dans la figure 3 :
la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Courbe10

La figure 2 nous réserve une autre surprise, le second écran (à moitié masqué par les bulles identifiant une partie du matériel utilisé), laisse apparaître une portion d'autres courbes.

la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Second10

Etant donné que la courbe de la consommation électrique du résonateur Dumas n'est pas affichée sur le premier écran, on s'attend à ce que ce soit cette courbe qui soit sur le second écran, mais ce n'est pas le cas. Elle ne correspond pas.
Par contre elle correspond parfaitement à la courbe violette de l'illustration d'écran de la figure 1.
la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Second10

Nous n'avons néanmoins aucun renseignement sur ce que sont ces courbes.
Nous ne pouvons donc pas analyser davantage.

En conclusion cette expérimentation par tous les effets qu'elle met en jeu et l'usage de dispositifs et instruments inadaptés contient des biais trop importants rendant le calcul énergétique complètement invalide.


De même lorsqu'ils évoquent une autre expérimentation mettant en évidence une augmentation du rendement au fur et à mesure de l'augmentation de la fréquence du courant délivré :
https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=707486489413032&id=270688943092791
la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe 17157510

L'ingénieur ayant réalisé le protocole alerte sur le fait que «Les mesures d’énergie réalisées lors de cette expérience par le Wattmètre digital CA 8220 sont à prendre avec précaution car les hautes fréquences utilisées sont en dehors des plages de mesure et des temps d’échantillonnage de l’appareil.».

En effet, lorsqu'on regarde la fiche technique du Wattmètre (page 37), on remarque qu'il est seulement prévu pour mesurer des puissances dans une plage de fréquence allant de 40 à 70 Hz.
https://www.chauvin-arnoux.com/sites/default/files/D00PKS18.PDF

Encore une fois est utilisé un matériel inadapté qui ne peut fournir des mesures correctes dans les conditions données. Les mesures relevées dans cette autre expérimentation au delà des fréquences prévues par le wattmètre sont donc fausses et sans valeur même avec une pseudo correction. Prétendre l'inverse est frauduleux. Le signal de la consommation du résonateur Dumas n'est certainement pas une sinusoïde pure.

L'énergie dégagée en chaleur reste toujours au même niveau tandis que l'énergie consommée est mesurée de plus en plus faible. A 1200 Hz la mesure erronée de la puissance est moitié moindre que dans les 250 premiers Hertz, et pour 9,4 Ampères (1136W / 120V) ce n'est pas l'alimentation 120-asx qui est responsable de cette chute.

tableau des résultats en partie erronés, j'ai rajouté la puissance moyenne pour en déduire l'ampérage :
la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Tablea10

voltage en sortie de l'alimentation selon la fréquence :
la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Output10

Au passage, sur la plage des fréquences pour lesquelles le matériel est adapté et donc les données valides, cette expérience montre l'absence de surunité. Prétendre avoir 117% de rendement et se retrouver avec du 83%, même en évoquant beaucoup de pertes constituant de l'énergie non comptabilisée, ça ressemble fort à du tirage de balle dans le pied de Dumas par lui-même.

Rien qu'avec ce que Dumas nous présente, les éléments factuels contredisent ses affirmations.


Des contre-expertises plus rigoureuses, avec moins de biais expérimentaux ont été effectuées sur le résonateur par des internautes :



Les résultats ne montrent là non plus aucune surunité.

A l'occasion cette expérimentation montre aussi l'absence de réaction nucléaire, monsieur Dumas prétendant maintenant que son résonateur fait une réaction nucléaire de fusion par cavitation... Quand bien même ce serait le cas, il lui reste à apprendre qu'on sait depuis les années 1960 parfaitement faire de la fusion dans un simple garage avec un dispositif minimaliste de confinement inertiel électrostatique qui s'appelle un fusor.
la recherche de l'énergie libre : allégorie du mythe de Sisyphe Homema10
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fusor

La difficulté n'est pas d'en faire mais d'avoir un bilan énergétique suffisamment positif, stable et durable. Or on a vu que le bilan du résonateur n'est pas surunitaire.

Contre analyse du test de Nice :
https://forums.cnetfrance.fr/topic/1241397-moteur-a-resonnace-effet-dumas-vrai-ou-intox/?s=5e3bdffdc4ebfc7d69729ed5a531163e&p=2519231&viewfull=1#post2519231

Bref, il n'y a en fait rien de sérieux et rigoureux indiquant qu'il s'agirait d'un système qui violerait les lois physiques de base connues et les éléments valides des expérimentations prouvent au contraire l'absence de surunité.

Plusieurs années ont passé, Dumas brandi toujours comme preuves les résultats frauduleux que nous avons examiné, il annonce que des entrepreneurs et sociétés sont intéressées, mais au final il n'y a toujours rien de concret. Ni venant de groupes privés, ni venant de scientifiques bricoleurs. Évidemment monsieur Dumas nie que la raison puisse être le fait que son dispositif ne tiendrait pas ses promesses. Et il met cela sur le compte d'un complot de lobbies, et même de la franc-maçonnerie. Si c'était vraiment le cas, j'imagine qu'il serait empêché de publier le livre sur le résonateur, nommé "L’effet Dumas : itinéraire d’une invention bannie". Mais je ne crois pas qu'il s'agisse d'un complot si un mois après son appel à contribution il n'y a que 10 contributeurs et 216 euros récoltés sur les 1990 demandés.

Son dispositif plagié devait apporter une révolution dans la société. Pendant ces années il aurait eu le loisir de perfectionner et de démultiplier le rendement de manière à ce que quelque soit l'expérimentation mise en place pour établir le bilan énergétique, le rendement soit tellement élevé, tellement surunitaire qu'il crèverait les yeux et soit juste incontestable par tout le corps scientifique du monde (ce qui serait un formidable pied-de-nez), or force est de constater que cela n'a pas évolué (c'est même l'inverse puisque le tout premier test nommé bouilloire de vulcain revendiquait un rendement (frauduleux comme les autres) de 165 %. Et plutôt que de faire cela, il choisi d'écrire son histoire, écrire un livre :
https://www.facebook.com/notes/effet-dumas-energie-libre/le-livre/1396442307184110/
Certainement il se présentera en héro chevalier blanc ayant voulu sauver l'humanité et victime du grand complot mondial. C'est quelque part un aveu d'échec sur le plan technico-scientifique si il mise sur la communication plutôt que sur l'étude scientifique indépendante.


La leçon a tirer de ce cas emblématique de dispositif censé être surunitaire, c'est qu'il est plus compliqué qu'il n'y paraît de faire un bilan énergétique fiable et précis. Les gradients thermiques lorsque le liquide n'est pas constamment agité, les pertes par fuite de chaleur, les marges d'erreurs des équipements... Énormément de chercheurs véritablement sincères se sont dupés eux même dans une estimation faussée d'un pré-bilan énergétique de leur système, tombés sur l'écueil du manque de rigueur scientifique. C'est pourtant absolument indispensable d'être rigoureux lorsqu'on ne veut pas se tromper.
Mais cela ne veut pas dire qu'il faut complexifier, car dans ce domaine, le plus simple est parfois le plus efficace. Multiplier les formes d'évacuation de l'énergie dans le test israélien n'a fait qu'augmenter considérablement la marge d'erreur cumulée et multiplier les incertitudes.


quelques autres détails sur l'affaire Dumas:
 
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https://lumieredureel.forumactif.fr
 
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